La galerie Campagn'art rejoint en 2026 le réseau des galeries Arc-en-ciel. Y sont présentés des œuvres ou fragments d'œuvre d’artistes ayant participé au projet Campagn’art. La collection s'enrichira grâce à un programme d'acquisition annuelle d'œuvres lancé en 2026.
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Jean-François Karst
2004 |
Pierre Galopin
2013 |
Julien Duporté
2014 |
![]() Reda Boussella
2022 |
![]() Margaux Janisset
2025 |
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Jean-François Karst – Titre inconnu – Don à l’école 2004 - Exposition 2004
Pierre Galopin – Titre inconnu – Don à l’école - Exposition Campagn’art 2013 « REACTIONS »
De 2007 à 2010 j'ai développé un système de production de peinture automatique qui avait pour idée principale : " Peindre une toile d'une façon logique et automatique sur toute sa surface. "
Ce système de production consistait à peindre quatre couches de peinture, en partant des quatre côtés de la toile, en la retournant d'un quart de tour entre chaque couche, et en explorant différentes techniques : pinceau, rouleau, coulures, tampon, raclette, balai, avec ou sans châssis, etc...
Depuis 2011, j'utilise des vernis et différents produits chimiques, qui s'appliquent à plat sur toiles tendues sur châssis. Je provoque différents effets par le mélange de vernis non miscibles. Réalisée au rouleau et par aspersion, les peintures de la dernière série ont réagi de deux manières différentes :
- en répulsion, ce qui crée des peintures qui perlent, avec un fond d'une couleur différente, ou identique proche du monochrome.
- en contraction, ce qui s'apparente à un maillage que l'on peut qualifier d'organique".
Ce travail répond à des questions de constitution de surface par des réactions chimiques, régulières et aléatoires, dans une démarche de peinture " all over ". L'enjeu est de produire une peinture esthétiquement autonome par le biais d'une découverte et d'une expérimentation permanente de la cuisine de la peinture.
La peinture est l'application d'un produit sur une surface définie, laquelle produit un effet. En conséquence : le format, les produits utilisés, la technique et la réaction constituent le titre des toiles. Certaines peintures sont le fruit de tentatives succinctes et portent la mention de " repentir " dans le titre.
Je développe également des techniques différentes comme la coulure, le geste et le monochrome dans des peintures uniques.
Julien Duporté – Titre inconnu – Don à l’école - Exposition Campagn’art 2014 « Faire ses devoirs »
Présentation du projet « Faire ses devoirs » :
Le projet prend la forme d’une installation performative. L’installation est en quelque sorte la restitution d’un atelier, d’un espace de travail. Il est composé d’un ou plusieurs postes d’impressions sérigraphiques, d’une table pour le matériel et d’une seconde petite table de « recherche ». Le résultat des impressions est affiché au mur au fur et à mesure de la performance, du temps de travail.
Processus du projet :
Des images, correspondant à mes souvenirs de classe (matières enseignées en primaire : français, maths, histoire, géographie, sport et musique), sont prêtes à être imprimées en sérigraphie avant même mon arrivée. Un jeu de dés mis en place préalablement me dicte la marche à suivre pour l’impression de chaque sérigraphie.
Exemple : un premier jet de dé (6 faces) me donne un chiffre correspondant au nombre d’images qui, par superposition, composent une sérigraphie. Ensuite un jet de dé pour connaître quelles sont les images sur la sérigraphie. Je dois, suivant l’étape précédente, faire autant de jets que d’images à imprimer. Puis un nouveau jet par image détermine sur le même principe les couleurs de chaque image. Pour renforcer l’aspect sériel, un dernier jet nous donne le nombre d’épreuves à tirer pour chaque session de jeu.
Enjeux du projet :
Pour résumer simplement, ce projet est une tentative, par un processus déterminé de façon arbitraire et absurde, de faire naître des formes. Ces formes, bien que certainement peu lisibles au final, nous renseignent sur à la fois une idée de la composition, de la couleur mais surtout elle devient une sorte d’artefact de mémoire iconographique, à la fois universelle et très personnelle.
Cette performance met aussi l’artiste au centre de son public et interroge sur la question de la production contemporaine et de l’atelier, par le geste technique, le geste absurde et répétitif.
Reda Boussella – Titre inconnu – Don à l’école - Exposition Campagn’art 2022 « Tati »
Tati est une exposition qui vient à la suite d’une résidence effectuée au sein de l’école Paul-Emile Victor. Cette exposition est accompagnée par les travaux imaginés par les enfants de l’école avec l’aide et la bienveillance de leurs enseignants, suite à la présentation de mon travail.
Ce que je vous montre là sont les prémices d’une recherche. C’est un travail qui va se poursuivre, mais dont les premières productions se sont fabriquées au sein même de cette école, où j’ai produit un petit film d’animation. C’est une installation qui comprend à la fois de la peinture, de la vidéo et de la sculpture.
Tati, c’est d’abord ma tante, qui ramenait chaque été ma famille au Maroc, le temps d’une saison. Tati, c’est aussi ce magasin, avec ses sacs reconnaissables qui débordaient de ces voitures partant vers le Maghreb. Tati, c’est Jacques, le burlesque, la légèreté, les vacances de Monsieur Hulot. Tati c’est donc le nom que je donne à cette exposition bavarde, à ces souvenirs, ces vacances, ce retour au bled, dont les histoires deviennent des mythologies généreuses.
Margaux Janisset – Edition – Don à l’école - Exposition Campagn’art 2025
À l’aube, un rose qui s'étire dans le temps, une question « How are You ? » et une exposition.
Enveloppée d’air rosé, l’exposition présente une peinture, une édition, un ensemble de dessins et de sculptures. À travers les dessins des histoires sans début ni fin prennent forme comme autant d'écosystèmes de paysage où les personnages principaux sont parfois des loups, la pluie, une lune, des oiseaux. Le processus de dessin est proche de celui de la cueillette. Des éléments issus de manuels scientifiques, de guides botaniques, d’herbiers, de livres jeunesse sont empruntés puis redessinés et accompagnés de gribouillis, spirales, tourbillons. Avec une même attention portée à la ligne, au processus et aux couleurs, des sculptures se déploient dans l’espace. L’exposition nous invite à rêver, contempler et demander aux vies humaines et non humaines qui nous entourent : « Comment vas-tu ? ».
Louis Frehring – Soustraction : Nîmes-Pont-du-Gard (81,83 %) – Acquisition par la coopérative scolaire - Exposition Campagn’art 2026
Le travail de Louis Frehring est un regard critique sur le technologique : entre une fascination pour ses promesses, ses possibilités, son universalité et une crainte ou une méfiance envers des systèmes et des objets trop souvent présentés comme “boîtes noires”. La technologie, notamment numérique, ses objets, ses programmes et ses systèmes est ainsi à la fois un sujet et une matière dont la manipulation est au cœur de sa pratique. En la reproduisant, l’altérant, la détournant ou l’hybridant, il crée un langage propre qui joue avec le doute, l’incertitude, et où le réel et le simulé se confondent, invitant le spectateur à questionner les frontières entre naturel et artificiel.
Soustractions : Série de 12 photographies, impression jet d’encre contrecollée sur Dibond, caisse américaine en carton peint et vernis, 29,3 x 20,3 cm, 2026.
Les Soustractions sont des images calculées à partir d’une photographie et de sa reproduction générée par un algorithme d’intelligence artificielle.
En mettant en relation ces deux images supposément identiques, les Soustractions ne montrent ni les originaux ni leurs copies, mais ce qui les sépare en révélant leurs écarts, et, de ces différences, font émerger des formes et des textures résiduelles qui contiennent peut-être ce qui échappe à ces images générées informatiquement : une forme d’intention, de geste, peut-être même ce que Walter Benjamin appelait l’aura…